Impacts

L'eau

Les rejets d'effluents radioactifs liquides

Thème(s) de l'article :

EDF gère les effluents radioactifs gazeux et liquides des centrales nucléaires dans le cadre d'une réglementation stricte et avec la volonté de limiter les impacts environnementaux et sanitaires de ses installations. La performance des centrales dépend de l’efficacité des systèmes de traitement des effluents et des pratiques d’exploitation.

Les effluents radioactifs

Ils sont classés en deux catégories.

  1. Les effluents provenant du circuit primaire, qui contiennent des gaz de fission dissous (xénon, iode), des produits de fission (cobalt, manganèse, tritium, carbone 14) et des substances chimiques comme le lithium et l'acide borique. Certains peuvent être recyclés.
  2. Les effluents provenant des circuits auxiliaires : effluents radioactifs et chargés chimiquement ou non, effluents peu radioactifs constitués par les drains de planchers et les eaux usées.

Collectés systématiquement, ils sont traités pour retenir l'essentiel de leur radioactivité. Ils sont ensuite stockés en réservoirs et contrôlés (radioactivité, chimie) avant rejet. La radioactivité de la canalisation de rejet est aussi contrôlée. En cas de dépassement du seuil, le rejet est automatiquement stoppé.

Les rejets radioactifs liquides (hors tritium et carbone 14) ont été divisés par 100 en 15 ans, atteignant depuis plusieurs années un niveau inférieur à 10 % des limites réglementaires. Cette baisse des rejets ne s’est pas accompagnée d’un transfert vers les déchets qui ont diminué sur la même période. Elle résulte de l'amélioration de la collecte et du tri des effluents à la source, de l’augmentation des traitements par évaporation, du recours à des procédés de déminéralisation et de l’optimisation du recyclage.

De faible radiotoxicité, les rejets de tritium et de carbone 14 ont un impact dosimétrique également très faible : inférieur à quelques µSv/an, très en deçà de la limite annuelle pour une personne du public, fixée réglementairement à 1 000 µSievert par an.

  1. Rejets hors tritium et carbone 14 en France : divisés par 30 de 1990 à 2002, puis par 2 de 2002 à 2009
  2. Rejets de tritium dans l’eau : 18,38 Tera becquerels par réacteur nucléaire d'EDF SA en France (20,47 TBq en 2012), 150 TBq par réacteur AGR d'EDF Energy (135,7 TBq en 2012), 8,34 TBq par réacteur de CENG aux États-Unis (12,91 TBq en 2012)

Des mesures réalisées dans l'environnement permettent de vérifier l'absence d'impact du fonctionnement des installations. En cas d’incident d’exploitation, de détection de traces de radioactivité ou de présence anormale de substances chimiques dans les eaux souterraines, une réponse immédiate est apportée pour limiter ou identifier la source sur l’installation. En complément, la surveillance peut être renforcée et une analyse des impacts sur les sols et les eaux définit l’extension éventuelle des substances et la nécessité de mettre en œuvre des mesures ou un plan de gestion qui définit les objectifs et les moyens de dépollution.

  1. En 2013, de très faibles concentrations d’eau tritiée ont été détectées dans les eaux souterraines au droit des sites de Bugey et dans l’enceinte géotechnique de Tricastin. Liées à des défauts d’étanchéité de tuyauteries, elles sont restées sans conséquence environnementale ni sanitaire
Les effluents chimiques

Ils sont classés en deux catégories.

  1. Les substances chimiques associées aux effluents radioactifs et aux eaux des salles de machines (circuit secondaire) : acide borique, lithine, hydrazine, ammoniaque, morpholine, phosphates…
  2. Les substances chimiques employées pour le traitement des autres circuits non nucléaires (stations de déminéralisation et d'épuration, circuit de traitement anti-tartre, biocide) : sulfates, produits azotés, chlorures, sodium…

Ces rejets sont aussi encadrés par la réglementation.

  1. Depuis 2004, EDF a divisé par 2 ses rejets d’acide borique et par 6 ses rejets d’hydrazine

Les efforts des CNPE pour réduire les rejets chimiques, notamment via un partage des bonnes pratiques, sont également visibles via la baisse des volumes d’eaux d’exhaure des salles de machines, passés pour la première fois en 2011 sous la barre des 50.000 m3/an/tranche. Les volumes ainsi gagnés correspondent une moindre utilisation de produits chimiques de conditionnement et aussi à de moindres prélèvements d’eau douce.

En 2013, des déversements incidentels d’hydrocarbures et d’acide chlorhydrique ont affecté les sites de Paluel et Cattenom.





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