Sûreté

Politique de sûreté nucléaire du groupe EDF

Les indicateurs de sûreté

Dans son rapport 2013, l'Inspecteur général pour la sûreté nucléaire et la radioprotection note : "la bonne tenue des résultats de sûreté du parc français, dans un contexte très défavorable de prolongations d’arrêts de tranche supérieures à 28 jours en moyenne, ainsi que les résultats satisfaisants du parc d’EDF Energy et contrastés de celui de CENG aux Etats-Unis".

Télécharger le Rapport 2013 de l'inspecteur général pour la sûreté nucléaire et la radioprotection (3.71 Mo)

Les événements

Dans le parc français

Pour la première fois depuis 2010, le parc n'enregistre aucun événement significatif pour la sûreté (ESS) classé niveau 2 sur l’échelle internationale INES.

Le nombre d’événements classés niveau 1 sur l’échelle INES se réduit (1,19 par réacteur, 1,55 en 2012) alors que se maintiennent à un niveau élevé les ESS de niveaux 0 et 1 (11,6 par réacteur) ainsi que les événements de non-qualités de maintenance (+ 80 % en trois ans).

  1. Engagement du projet Maîtrise de la qualité de maintenance et d’exploitation pour améliorer la préparation des interventions, l’analyse de risque, le contrôle technique et les requalifications des équipements après intervention

A EDF Energy

Le nombre d'ESS de niveaux 0 et 1 déclarés par EDF Energy augmente (5,1 par réacteur, 4,6 en 2012) mais reste faible, avec des pratiques de déclaration différentes au Royaume-Uni et en France, compte tenu des exigences des autorités de sûreté respectives. De même pour le nombre d’événements classés sur l’échelle INES, tous limités au niveau 1 (0,80 par réacteur).

A CENG

Les ESS déclarés en 2013 par CENG baissent légèrement (8,8 par réacteur), avec des pratiques de déclaration différentes aux États-Unis, l’INPO assurant le classement et l’analyse.

Baisse également du nombre d’événements classés sur l’échelle INES (0,6), tous limités au niveau 1 en 2013.

La qualité d'exploitation

En France

  1. Le nombre d’arrêts automatiques par réacteur (0,59 AAR en 2013, 0,55 en 2012) demeure satisfaisant, y compris au regard des meilleures performances internationales (0,60 pour le parc des 69 réacteurs REP des États-Unis).
    1. 32 réacteurs sans AAR en 2013
  2. Les ESS pour non-respect des spécifications techniques d’exploitation (STE), code de la route de l’exploitant nucléaire, baissent (1,34 par réacteur en 2013, 1,52 en 2012) mais restent trop nombreux.
  3. Le niveau du taux d’indisponibilités fortuites (réacteurs en marche) confirme les progrès dans la durée (2,6 % en 2013, 5,2 % en 2010).
    1. Un taux inférieur à 1,3 % pour plus d'un réacteur sur deux en 2013
  4. Le taux de défaillance du combustible nucléaire (0,11 % en 2013) a été divisé par trois depuis 2011 et rapproche le parc français des résultats obtenus par les réacteurs REP aux États-Unis.
    1. 9 assemblages non étanches sur un peu plus de 8 000 assemblages déchargés

A EDF ENERGY

  1. Il faut considérer le cumul arrêts automatiques et manuels de réacteur, les procédures britanniques demandant plus fréquemment aux opérateurs de déclencher manuellement l’arrêt, avant l’action des automatismes. Après deux ans d’amélioration significative, le nombre d'arrêts (1,48) stagne à un niveau inférieur aux meilleures performances internationales et à celles d’EDF en France.
  2. Les événements de non-respect des STE (0,67 par réacteur, 1,67 en 2012) se réduisent, témoignant de l'efficacité du plan d’actions engagé en 2012.
  3. Le taux d’indisponibilité fortuite (réacteurs en marche) s’établit à 6,9 %, en progrès par rapport à 2012 (8,9 %), mais trop éloigné encore des meilleures performances mondiales ou de celles du parc français.

A CENG

  1. Il faut considérer, comme à EDF Energy, le cumul arrêts automatiques et arrêts manuels. Les résultats 2013 s’améliorent (0,68) mais sont loin des performances de la période 2006-2009. La dispersion des résultats reste importante entre les sites de Calvert Cliffs, Ginna et Nine Mile Point.
  2. Avec un taux moyen de 1,7 % d’indisponibilités fortuites (réacteurs en marche), la performance du parc CENG est supérieure à la moyenne américaine.
La maîtrise du risque incendie

En France, les progrès se poursuivent avec un faible nombre de départs de feu. La prévention, l'organisation et la lutte contre l'incendie s'améliorent.

  1. Les incendies d'un transformateur de Cattenom et d'un groupe turbo-alternateur de Bugey en 2013 ont été très bien maîtrisés par les équipes des centrales et des services départementaux d’incendie et de secours

Au Royaume-Uni, malgré la légère baisse du nombre de départs de feu mineur et l'absence de départ de feu et incendie majeur en 2013, la prévention incendie reste à un niveau insuffisant.

La disponibilité des systèmes de sauvegarde

La disponibilité des systèmes de sauvegarde: RIS (injection d’eau de secours pour le refroidissement du réacteur), ASG (alimentation de secours des générateurs de vapeur) et diesels de secours est, avec des taux d’indisponibilité parmi les meilleurs mondiaux, très satisfaisante en France et chez EDF Energy. Si les résultats de CENG ne se distinguent qu’assez peu de ceux du parc américain, ils restent cependant très en retrait des pratiques européennes, surtout pour les diesels de secours.

  1. Indisponibilité RIS - France : 0,09 % - Réacteurs AGR d'EDF Energy : 0,33 % - CENG : 0,2 à 1,2 %
  2. Indisponibilité ASG - France : 0,01 % - Réacteurs AGR d'EDF Energy : 0,02 % - CENG : 0,1 à 0,7 %
  3. Indisponibilité diesels de secours - France : 0,02 % - Réacteurs AGR d'EDF Energy : 0,24 % - CENG : 1,1 à 1,7 %
Indicateurs de résultat du parc nucléaire d'EDF en France 2007-2013
Indicateurs de résultat du parc nucléaire d'EDF Energy 2008-2013
Indicateurs de résultats du parc nucléaire de CENG 2007-2013