Impacts

L'air

Les émissions de SO2 et NOx

Les centrales thermiques à flamme rejettent des polluants : oxydes de soufre (SO2), oxydes d’azote (NOX), poussières. Face à l'augmentation des préoccupations environnementales et des contraintes réglementaires, notamment en Europe avec la directive IED relative aux émissions industrielles à partir du 1er janvier 2016, toutes les sociétés du Groupe améliorent les performances de leurs centrales.

Cette amélioration passe par l'installation de systèmes de dépoussiérage, de désulfuration et de dénitrification des fumées, par le recours à des technologies plus efficaces et par le choix de combustibles moins polluants, voire par le passage du fioul ou du charbon au gaz, plus propre.

En France continentale

Objectif : réduire de 50 % les émissions de SO2, NOX et poussières de 2005 à 2020

Les rejets atmosphériques (NOX, SO2, poussières) des centrales sont mesurés en continu et retranscrits, avec les rejets aquatiques mesurés ponctuellement, dans un rapport transmis à l'administration.

Les procédés de réduction des émissions et leurs effets

  1. Désulfuration des fumées : baisse de 90 % des émissions de dioxyde de soufre (SO2).
  2. Dénitrification : élimination de 80 % des émissions d’oxyde d’azote (NOx), utilisation de technologies Bas-NOx dans les nouvelles turbines à combustion (TAC de pointe ou CCG).
  3. Dépoussiéreurs : suppression de 99 % des poussières.
  4. Utilisation de combustibles de meilleure qualité : charbons moins cendreux, fiouls à très basse teneur en soufre.

Réalisations :

Les systèmes de désulfuration et de dénitrification des fumées équipant les plus récentes unités 600 MW à charbon d’EDF répondent au durcissement de la réglementation au-delà de 2015. De plus les rénovations en cours amélioreront la fiabilité de ces unités, rendant possible leur exploitation au-delà de 2025.

  1. 150 M€ prévus en 2014 pour trois unités de 600 MW à Cordemais et au Havre
  2. Conduit avec la R&D, le projet SPERONE Q600 étudie des configurations Bas-NOx et les teste sur la chaudière à charbon 600 MW du Havre. Objectif : optimiser le fonctionnement des chaudières et limiter leurs émissions de NOX

Des brûleurs bas NOx sont testés sur les centrales à fioul de Cordemais 3 et Porcheville 3 avec l'objectif d'un fonctionnement au-delà de 2015.

Toutes les nouvelles turbines à combustion (TAC de pointe ou CCG) utilisent les technologies Bas-NOx et l'emploi de fioul TTBS (très très basse teneur en soufre) s'est généralisé, à l’exception du site de Martigues en raison de sa réglementation spécifique.

Évolutions

Le respect de la réglementation environnementale conduit :

  1. à la fermeture, d'ici fin 2015 de neuf centrales 250 MW à charbon
  2. à leur remplacement par des cycles combinés gaz (CCG) moins polluants : Blénod (430 MW) en service depuis 2011, deux unités à Martigues (465 MW chacun) opérationnelles l'une depuis 2012, l'autre depuis 2013. Le programme se poursuit avec la construction d'un CCG à Bouchain prévu pour 2016.
  1. Fermeture en 2013 des centrales thermiques à flamme parmi les plus polluantes : Blénod 2, Le Havre 1 et 2
  2. Les trois CCG de Blénod et Martigues suppriment les rejets de SO2 et réduisent de 2/3 les émissions de NOx par rapport aux centrales qu’ils remplacent
Systèmes énergétiques insulaires

A la centrale thermique Port Est à la Réunion en service depuis 2013, des dispositifs catalytiques piègent 85 % des rejets d’oxydes d’azote. Trois centrales similaires sont en construction à Bellefontaine B (Martinique), Lucciana B (Corse) et Pointe de Jarry (Guadeloupe).

A la centrale de Pointe des Carrières en Martinique , une nouvelle turbine à combustion dénoxée (27 MW) a été mise en service et un système de dénitrification a été mis au point. Un système de dénitrification est entré en service à la centrale thermique de Dégrad-des-Cannes en Guyane.

Le renouvellement de la centrale de Saint-Pierre et Miquelon, équipée elle aussi d'un système de dénitrification, se poursuit.

Au Royaume-Uni

Pour les émissions de SO2 de ses centrales à charbon, EDF Energy respecte les règles de l’Agence de l’Environnement ainsi que ses permis de Prévention et de maîtrise de la pollution.

Les émissions de SO2, de NOx après une forte baisse depuis 2005, pourraient se stabiliser voire augmenter avec le développement du recours au charbon de préférence au gaz, pour des raisons de prix.

En Pologne

Les sociétés d'EDF Polska ont engagé d’importants investissements pour réduire leurs émissions. La majorité des chaudières d’EDF Polska sont équipées de brûleurs à faible émission de NOx et l'emploi de charbon basse teneur en soufre s'est généralisé.

  1. En 2013, les centrales polonaises ont émis 42 094 tonnes de SO2, (41 843 tonnes en 2012), 26 309 tonnes de NOx (27 422 tonnes en 2012) et 2 669 tonnes de poussières (2 025 tonnes en 2012). La faible hausse des émissions de SO2 et de poussières s'est avérée être une très bonne performance, dans le contexte d'une forte hausse de la production charbon (+9%) lié à la réduction de 77% de la production biomasse.
  1. Zielona Gora remplace toutes ses anciennes chaudières à charbon par des unités gaz/fioul.
  2. Kogeneracja et EDF Torun développent deux CCG pour remplacer des centrales à charbon.
  3. Kogeneracja a mis en service une unité 100 % biomasse à Czechnica qui réduit significativement les émissions de SO2 et de NOx.

Un programme de 549 M€ est engagé pour installer des systèmes de désulfuration et de dénitrification d'ici 2018 dans les centrales de cogénération d'EDF Polska Cracovie, d'EDF Wybrzeże, de Kogeneracja et d'EDF Polska Rybnik (au total 3300 MWth, et 970 MWe)

  1. Objectif : réduire de 77 % leurs émissions de SO2 et de 64 % celles de NOx
  2. Signature des contrats en 2013

L'accent porte aussi sur la baisse des émissions de poussières et de leur impact environnemental :

  1. EDF Polska Rybnik : modernisation des électrofiltres des tranches 3, 5 et 6
  2. EDF Kraków : dispositifs d'épuration des fumées pour réduire les émissions de poussières
  3. EDF Toruń : systèmes d’arrosage pour limiter la dispersion des poussières issues des dépôts de cendre et de charbon.
En Hongrie

A Budapest, BER Zt (EDF 95,5 %) a mis en service un nouveau brûleur de type combustion sèche à faible émission de NOx sur l'une de ses turbines à gaz. Résultat : des émissions réduites de 40 %.

En Chine

Depuis le 1er janvier 2012, la réglementation chinoise impose aux centrales thermiques existantes de nouveaux seuils d'émissions à partir du 1er juillet 2014 :

  1. 200 mg/Nm3 pour le SO2
  2. 100 à 200 mg/Nm3 selon les régions pour le NOx
  3. 30 mg/Nm3 pour les fumées et poussières.

Pour les nouvelles centrales, les limites sont fixées à 100 mg/Nm3 de SO2, 100 mg/Nm3 de NOx, 30 mg/Nm3 pour les fumées et poussières.

Un programme est engagé pour que les centrales du Groupe répondent aux futures normes.

  1. La centrale de Laibin B est déjà dotée d'un système de désulfuration satisfaisant les futures normes, équipe ses deux unités de systèmes de dénitrification et de nouveaux dépoussiéreurs et dispositif de manutention des cendres.
    1. Ces équipements sont opérationnels depuis fin 2013 sur l'unité 1 et le seront mi-2014 sur l'unité 2
  2. Les trois centrales de SZPC pourront répondre aux futures normes pour le SO2 et étudient des systèmes de dénitrification : brûleurs Bas NOx et/ou réduction catalytique.
  3. La centrale de DSPC s'est équipée de brûleurs Bas-NOx et développe sa capacité de désulfurisation des gaz de combustion et ses performances de dépoussiérage.
Résultats groupe EDF

Le Groupe EDF maintien ses émissions spécifiques de SO2 à un niveau comparable à 2011 (0,19 g/kWh en 2013, versus 0,20 en 2012). La légère baisse des émissions absolues (-3%, avec 134 kilotonnes) est due principalement à la France, du fait d'une production thermique gaz et charbon plus importante.

Les émissions de NOx du Groupe passent de 0,27 g/kWh produit à 0,25 g/kWh, une baisse corrélée à celle de la production thermique, principalement fuel.

Les émissions de poussières du Groupe passent de 6 968 tonnes en 2012 à 7 246 tonnes en 2013.