Activité

Thermique à flamme

Le parc thermique à flamme

Thème(s) de l'article :
Contexte

Les centrales thermiques à flamme (fioul et surtout charbon et gaz) :

  1. 67 % de la production électrique mondiale
  2. Principales sources d'émissions de CO2 avec le transport et le chauffage des bâtiments
  3. Une fourniture de base ou d'appoint (bouclage de la production) selon les pays, complément indispensable d’une production renouvelable intermittente

En savoir plus : Les raisons de la hausse de consommation du charbon

Sur la dernière décennie, la place du gaz dans la production électrique a augmenté.

  1. L’efficacité énergétique des centrales à cycle combiné gaz (CCG), leurs moindres émissions de CO2 et de polluants, leurs durées de construction relativement courtes et leurs faibles coûts d’investissement font de cette filière une technologie d’accompagnement vers des solutions bas carbone.
  2. Le retrait de moyens de production fioul et charbon en Europe rendus obsolètes par les nouvelles normes d’émissions leur laisse une marge de développement.
  3. Le développement des gaz de schistes, en faisant disparaître le spectre du peak gazier, a changé la donne et rendu moins critique la question des approvisionnements.
  4. La flexibilité opérationnelle de cette technologie (liée toutefois à son approvisionnement par le réseau de gaz) permettra de compenser l’intermittence de la production d’électricité issue des énergies renouvelables.

Toutefois, la place du gaz dans la production électrique européenne s’est réduite sur les deux dernières années au profit du charbon

  1. Le développement subventionné des ENR couplé aux bas prix du charbon ont diminué la rentabilité des centrales gaz européennes, dont certaines ont été mises à l’arrêt ou sous cocon.
Nombre d'heures de fonctionnement équivalent à pleine puissance des centrales à charbon et cycles combinés gaz en France 2009-2013
Le parc thermique du Groupe EDF

Acteur majeur de la production thermique à flamme, le Groupe investit pour :

  1. améliorer les rendements de ses centrales et réduire les émissions de polluants et de CO2
  2. accroître ses capacités de production en Europe avec les technologies les moins émettrices de CO2.

Le parc thermique du groupe EDF en chiffres

Puissance installée 37,7 GWe dans le monde dont :

  1. 13,6 GWe de cycles combinés gaz et cogénérations
  2. 24,1 GWe de thermique charbon et fioul.

Des contributions diversifiées selon les pays

Le parc thermique à flamme du Groupe assure 15 % de sa production, avec des contributions différentes selon les pays.

  1. En France il assure 4,1% de celle d'EDF et joue un rôle essentiel de bouclage de la production en répondant à des pointes de consommation de plus en plus fortes et fréquentes. Production 2013 : 19,5 TWh.
  2. En Pologne, il assure toute la production du Groupe (avec l'éolienne de Linowo 48 MW). Production 2013 : 13,8 TWh.
  3. En Italie, il représente 75 % de la capacité de production d'Edison et 100 % de celle d'EDF Fenice. Production 2013 : 20.7 TWh (EDF Fenice 438 MW).
    1. 34 % des investissements 2013 d'Edison (au total 40,8 M€) pour le thermique à flamme
  4. Au Royaume-Uni, il couvre 29,8 % de celle d'EDF Energy. Production 2013 : 22,9 TWh.
Sécuriser les approvisionnements gaziers

Le gaz alimente plus de 4 millions de clients du groupe et son parc de centrales à cycle combiné gaz (CCG) en Italie, en France, au Royaume-Uni, aux Pays-Bas mais aussi au Brésil et au Viet Nam. 75 % des coûts étant liés au combustible, la sécurisation des approvisionnements gaziers est une priorité.

Pièce maîtresse de la stratégie gazière du groupe EDF, Edison (97,4 % EDF) l'a rejoint à part entière en 2012 et s'affirme comme sa plateforme gazière et sa tête de pont en Méditerranée, avec une triple mission :

  1. consolider la présence du groupe EDF en Italie en se renforçant sur ce marché
  2. développer à l’international son savoir-faire en production électrique dans les Balkans et le bassin méditerranéen
  3. devenir le centre de compétence en hydrocarbures du Groupe.
    1. 58 concessions et permis d'exploration/production d'hydrocarbures en Italie
    2. 53 concessions et permis d'exploration/production à l'international (Égypte, Algérie, Norvège, îles Malouines)
    3. Après deux licences d’exploration en mer de Norvège en janvier 2013 (30 % non-opérés sur chaque bloc), Edison a obtenu du gouvernement norvégien des licences d'exploration pour 4 blocs en mer de Barents. Sa participation s’élève à 50 % pour une licence, pour laquelle il est aussi opérateur, et à 20 % pour les trois autres.
    4. Puissance installée de 6,1 GWe de CCG en Italie et en Grèce
    5. Engagement dans les projets de gazoduc Galsi entre l'Algérie et l'Italie et ITGI entre la Turquie, la Grèce et l'Italie avec une interconnexion IGB entre la Grèce et la Bulgarie

Révisée en 2012 la politique d'exploration-production (E&P) intègre les principaux aspects du développement durable : forte culture de la sécurité et de l’environnement, bonnes relations avec les parties prenantes, gestion HSE performante des sous-traitants

  1. Tous les sites italiens E&P certifiés ISO 14001 et OHSAS 18001
  2. Intégration des impacts environnementaux et sociétaux dans les études d'autorisation

Le Groupe renforce ses positions sur la chaine du gaz au Nord comme au Sud.

  1. A Dunkerque, il a engagé, via la société Dunkerque LNG (EDF 65 %, Fluxys 25 %, Total 10 %), la construction d'un terminal méthanier qui sécurisera et diversifiera les approvisionnements gaziers européens. Il disposera d'une capacité de regazéification de 13 Gm3/an, 20 % des besoins français et belges de gaz, dont 8 Gm3/an pour EDF. Le chantier mobilise 1 Md€ et emploie 1 200 salariés en 2013. Les trois dômes des cuves de stockage de GNL ont été levés en 2013 et le creusement du tunnel entre la centrale de Gravelines et le terminal a débuté.
    1. Réduction des émissions de CO2 du site en utilisant les eaux de refroidissement de la centrale de Gravelines pour regazéifier le GNL
    2. Valorisation à l'étude des frigories récupérées lors de la décompression du GNL auprès d'industriels voisins
    3. Création d'un Point Emploi avec Pôle Emploi
    4. Soutien à la création d'INNOCOLD, institut axé sur les matériaux, l’énergie et l’environnement avec, pour chacun de ces domaines, une R&D, une plate-forme d’essai et des formations professionnelles
  2. Le groupe EDF participe (15 %) à la société South Stream Transport BV, aux côtés de Gazprom (50 %), d’ENI (20 %) et de Wintershall (15 %), qui développe la partie sous-marine du projet de gazoduc South Stream (63 Gm3/an). En augmentant les capacités d’acheminement de gaz russe vers l’Europe, ce gazoduc aidera l’Union et le groupe EDF à diversifier leurs approvisionnements. Les actionnaires de South Stream Transport B.V. ont confirmé leur engagement de réalisation du projet South Stream le 2 octobre 2013.

Au-delà de la conformité aux législations nationales, directives européennes et protocoles internationaux, des Stakeholder Engagement Plans ont été développés pour les pays traversés par le gazoduc (Russie, Turquie, Bulgarie), avec trois objectifs : cartographier l’ensemble des acteurs, diffuser rapidement le maximum d’informations sur le projet, faciliter le dialogue avec les publics.

  1. Publication pour la Russie, en novembre 2013, des études d’impact environnemental (EIA) et social (ESIA) avec les volets « usage des terres » et « héritage culturel et intégrant la consultation des parties prenantes. Publication début 2014 pour la Bulgarie. Des rencontres publiques seront organisées dans les trois pays.