Activité

Énergies renouvelables

Le mix ENR du groupe EDF

Un mix à la fois rentable et très faiblement émetteur de CO2

Le groupe EDF entend développer un mix énergétique à la fois rentable et très faiblement émetteur de CO2 et s'est fixé l’objectif d’un mix énergétique composé de 25 % d’énergies renouvelables d’ici 2020.

  1. 19,9 % d'énergies renouvelables dans le mix du Groupe en 2013 (19,3% en 2012, 18,8 % en 2011)
  2. 39 % des investissements opérationnels bruts de développement du Groupe pour les énergies renouvelables (41 % en 2012, 34 % en 2011)

Premier producteur hydroélectrique de l'Union européenne, le Groupe a produit 55,5 TWh d’électricité d’origine hydraulique, via sa production de base (installations au fil de l'eau) et pour répondre aux pointes de consommation (barrages).

Il développe les autres énergies renouvelables à puissance garantie (géothermie, biomasse, énergies marines) et décentralisées (éolien, solaire) et s’attache à réduire les coûts de production en travaillant sur 3 axes :

  1. rationalisation de l’ingénierie en phase de construction, par exemple en gérant directement les prestations de transport et levage des éoliennes
  2. amélioration continue des techniques et process d’exploitation-maintenance, par exemple en dotant les parcs éoliens de systèmes de détection des vibrations pour anticiper les risques de détérioration des composants
  3. optimisation des technologies par des programmes de R&D, par exemple sur la hauteur du moyeu des éoliennes pour bénéficier de régimes de vents plus productifs, sur la hausse des rendements des panneaux solaires de nouvelle génération avec Photowatt (filiale d'EDF Énergies Nouvelles) ou encore sur les panneaux solaires à couche mince avec Nexcis.

Pour financer les projets futurs d’énergies renouvelables, EDF a lancé en 2013 la première émission obligataire verte (Green Bond) en euros réalisée par une grande entreprise. 1,4 Md€ d’euros ont été levés et financeront des projets respectant cinq critères d’éligibilité établis avec l’agence de notation extra-financière Vigeo :

  1. respect des droits de l’homme et gouvernance dans les pays d’implantation
  2. gestion des impacts environnementaux
  3. protection de la santé et de la sécurité des employés
  4. promotion d’une relation responsable avec les fournisseurs
  5. dialogue avec les parties prenantes.
  6. Gage de traçabilité, les investissements réalisés seront audités par le cabinet Deloitte et Associés.

Etude IHS : EDF, leader européen des énergies renouvelables en puissance installée

L'IHS Emerging Energy Research a publié en 2013 l’étude Europe Renewable Power Capacity Ownership Rankings : Year-end 2012 qui porte sur 200 énergéticiens européens.

Par sa puissance installée, le parc d'EDF se classe :

  1. au 1er rang, devant l'ENEL
  2. au 5e rang en excluant la grosse hydraulique (10e en 2011)

Plus en détails, EDF se place :

  1. 1er en capacités installées solaires (avec un bond de plus de 100 MW entre 2011 et 2012 lié aux mises en service des centrales françaises de Toul, Crucey et Massangis)
  2. 2e pour les énergies renouvelables émergentes (petite hydraulique, solaire photovoltaïque, énergies marines, géothermie, biomasse, combustion de déchets, selon la typologie de l'IHS) derrière l'ENEL
  3. 6e en capacités installées éoliennes
  4. 13e en capacités installées biomasse.
Le groupe EDF : l'hydraulique

Premier producteur hydraulique de l’Union européenne, le Groupe possède une expérience d’exploitant et des compétences d’ingénierie sur près de 500 installations et des milliers d’ouvrages, y compris à l’international.

Il renforce sa capacité hydroélectrique en Europe et participe au développement de l'hydraulique dans le monde. Son ingénierie conçoit et construit les ouvrages de production et apporte son appui technique à leur exploitation et à leur maintenance.

  1. En France, EDF exploite 435 centrales hydrauliques (20 GW) et gère les retenues de ses 239 grands barrages (75 % des eaux de surface)
  2. En Italie 47 usines hydroélectriques (production en 2013 de 4 338 GWh) via Edison
  3. En Belgique 73 MW au fil de l’eau via EDF Luminus
  4. En Suisse 6 460 MW de puissance installée via Alpiq Holding (EDF 25 %)

Au Laos, EDF est le 1er investisseur et architecte-ensemblier du complexe hydroélectrique de Nam Theun 2 (1 070 MW). Il participe à son exploitation via NTPC (EDF 40 %)

Le groupe EDF : les énergies renouvelables décentralisées

EDF Énergies Nouvelles, bras armé du Groupe pour les énergies renouvelables décentralisées

  1. Acteur de référence du marché mondial de l'éolien avec 5 735 MW bruts en exploitation (87 % de sa capacité installée totale).
  2. Développement très soutenu dans la filière solaire photovoltaïque avec 645,5 MWc en exploitation, au sol ou en toitures.
  3. Implantation dans dix pays européens, en Turquie, aux États-Unis (via sa filiale EDF Renewable Energy), au Canada, au Mexique, en Afrique du Sud, au Maroc, en Israël, en Inde.
  4. Opérateur intégré : développement, construction, exploitation et maintenance des installations, pour son compte propre et celui de tiers.
  5. Via EDF Énergies Nouvelles Réparties : des solutions solaires photovoltaïques aux particuliers, entreprises et collectivités.
  6. Intervention dans les filières émergentes : énergies marines, biogaz, biomasse, biocarburants.
  7. Contribution à des projets pilotes, énergies marines et photovoltaïque notamment, en phase applicative de R&D pour valider leur faisabilité technico-économique dans une perspective industrielle.
    1. 0,7 Md€ d'investissements nets en 2013
    2. Création en 2014 d'une co-entreprise (25 % EDF Énergies Nouvelles) avec la société indienne ACME Cleantech Solutions : construction d'une première centrale solaire (30 MW) dans l’État du Madhya Pradesh
    3. EDF Énergies Nouvelles a conclu une convention de trois ans avec la R&D du groupe EDF. En 2013, les travaux ont notamment porté sur :
      - l'amélioration des technologies de l’éolien terrestre (acoustique, évaluation de la ressource en vent), du solaire photovoltaïque (tests de performance, durabilité, fiabilité et qualité des panneaux, modélisation de centrales, évaluation du rayonnement solaire) et de l’éolien offshore
      - l’évaluation et l’étude de nouvelles technologies : solaire thermodynamique, éolien offshore flottant, houlomoteur, stockage électrique

Éolien et solaire photovoltaïque

Pour développer l'éolien et le solaire photovoltaïque et en faire des secteurs de croissance rentables, le groupe EDF s'appuie sur :

  1. EDF Énergies Nouvelles (100 % EDF), présent dans 18 pays, qui dispose de 6 611 MW bruts en exploitation dans le monde fin 2013 et de 1 986 MW bruts en cours de construction
  2. EDF ENR (EDF Énergies Nouvelles 100 %) pour les solutions de production à partir d’énergie solaire sur le lieu de consommation chez les particuliers, les professionnels et les collectivités locales
  3. EDF Energy Renewables (50/50 EDF Énergies Nouvelles et EDF Energy) au Royaume-Uni
  4. Edison (99,5 %) qui a conclu en 2010 avec le gouvernement italien un accord pour développer 400 MW de solaire, d'éolien et de micro-hydraulique
  5. EDF Luminus, quatrième producteur éolien belge avec 124 MW de capacités installées et un objectif de 256 MW d'ici 2015.

Biomasse

La valorisation de la biomasse est portée par :

  1. Dalkia (EDF 34 % de la société holding) : activité de biomasse
  2. les centrales polonaises du Groupe (co-combustion charbon biomasse)
  3. Tiru (EDF 51 %, GDF Suez 25 %, Veolia Environnement 24 %)
  4. EDF Énergies Nouvelles qui exploite 120 MW de puissance de production électrique à partir de biomasse et biogaz en France, en Belgique, en Espagne et aux États-Unis.
Dans les systèmes énergétiques insulaires (SEI)

Les SEI (Martinique, Guadeloupe, Réunion, Corse, Guyane, Saint-Pierre et Miquelon, Saint-Barthélemy, Saint Martin) présentent trois caractéristiques :

  1. le système électrique doit s’équilibrer sans secours possible
  2. la fourniture repose surtout sur les combustibles fossiles, coûteux et émetteurs de CO2
  3. il est essentiel d'y développer l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables, notamment intermittentes (solaire, éolien), écologiques mais déstabilisantes pour les réseaux.

Avec 28,7 % de leur production électrique issue des énergies renouvelables (4 % de plus qu'en 2012), les SEI dépassent les objectifs de l’Union européenne. L'essentiel vient de l’hydraulique et de la biomasse (valorisation de la bagasse, résidu de la canne à sucre).

SEI encourage d'abord les énergies renouvelables à puissance garantie : hydraulique, biomasse, biogaz et énergies marines, pouvant délivrer une production d’électricité stable et abondante et se substituer progressivement au thermique qui assure la fourniture de base.

  1. Mise en service industriel en 2013 du barrage du Rizzanese (55 MW) pour une production annuelle 80 GWh et 20 000 tonnes de consommation annuelle de fuel évitées en Corse
  2. Mise en service industriel en 2013 du groupe de restitution de Rivière de l’Est à la Réunion (1 MW)
  3. Turbinage des débits réservés : engagement des projets aux barrages de Tolla, Calacuccia et Rizzanese. 300 kW de puissance installée supplémentaire
  4. Poursuite du projet de géothermie à la Dominique pour alimenter la Guadeloupe et la Martinique par câble sous-marin
  5. Installation d'un prototype d'hydrolienne fluviale Harvest (8kW) en Guyane en 2013

Parallèlement, l'éolien et surtout solaire photovoltaïque se développent mais, stabilité du système électrique oblige, ces énergies ne peuvent dépasser 30 % de la puissance injectée sur les réseaux

SEI travaille donc à améliorer la maîtrise des énergies de nature intermittente (éolien, solaire) avec la R&D du groupe EDF et d'autres industriels : expérimentation de stockage par batteries ou par STEP, développement de modèles prédictifs de production, affinement des outils de prévision météo et des systèmes de réglage des réseaux.

  1. Expérimentation d’une batterie de 1 MW à La Réunion
  2. Gain d'appels d’offres pour la production photovoltaïque couplée à du stockage en Guyane et en Guadeloupe
  3. Projet Pégase de prédiction météo et de pilotage optimisé d’un stockage à La Réunion
  4. Projets de STEP marines (station de transfert d’énergie par pompage permettant de stocker l’énergie) couplées à des éoliennes
La R&D